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Daelim Roadwin 125 FI: Faucon des villes 2007

Un petit moteur ne rime pas toujours avec une esthétique simpliste. Cette Daelim Roadwin 125i, que l'on pourrait situer entre la Suzuki GS 500 et la SV 650, surprend par son design attractif et son esthétique de grande moto.

Daelim Roadwin 125 FI: Faucon des villes

Dès le premier coup d'œil, son esthétique en impose; l'intention de l'assimiler à une moto de grande cylindré est réussie. On ne dirait pas une 125 cc, ce qui n'enlève rien à son utilité, son agilité et son habileté, caractéristiques des petites moto. C'est en ville que l'on peut tirer le meilleur parti de son moteur. Quand je suis entré dans le parking et que j'ai vu la Roadwin j'ai tout de suite pensé au moment où j'ai passé mon permis de conduire, et aux motos que je pensais acheter alors: j'hésitais entre une Honda NSR 125, une Honda NS-1 74 ou une Rieju.



A cette époque il n'y avait pas beaucoup de choix parmi les motos de 75 cc ou 125 cc. Désormais il y a beaucoup plus de modèles disponibles, et à des prix très économiques, comme c'est le cas de la protagoniste d'aujourd'hui, la Daelim Roadwin 125 cc. Son prix: 2399 euros, accessible à presque tout le monde.



Elle est très bien équipée, et pour ce prix nous ne pouvons pas demander beaucoup plus. Son tableau de bord à deux sphères, pour le compteur de vitesse et le compte-tours, inclut aussi un compteur de kilomètres, un indicateur de point mort et le niveau de carburant. Le phare est Multiconvex, avec une ampoule halogène qui éclaire à merveille.



Autre détail qui peu s'avérer nécessaire dans certains cas: elle est équipée de deux béquilles, une latérale et une centrale. Sous la selle du passager il y a un petit espace pour stocker quelques objets, mais pour y accéder il faut d'abord retirer la selle du conducteur puis celle du passager. Les clignotants en plastique transparents avec des ampoules de couleur orange sont très originaux. Son cadre est une double poutre en tube d'acier, et les suspensions, très simples, sont formées par une fourche inversée et un mono amortisseur arrière, non réglables.


La ville est à moi...

Daelim Roadwin 125 FI: Faucon des villes


Je monte sur la moto, j'ouvre les gaz et je sors du parking. Lorsque je vois la rue, je me dis: « La ville est à moi ! ». Ma première impression est qu'elle est très commode. Sa selle est située à exactement 780 mm, et cela facilite l'accès au sol même pour les plus petits. Les rétroviseurs et le guidon sont aussi à la bonne hauteur, même si les pédales sont un peu hautes. Circuler entre les voitures est facile, et ses 130 kg ainsi que sa taille étroite rendent la conduite légère et simple comme un jeu d'enfant. Alors que nous nous dirigeons vers le lieu choisi pour les photos, je note quelques vibrations un peu gênantes au début, mais on finit par s'y habituer. Il est clair que c'est une moto agile et rapide en ville. Il est possible aussi de faire de petits voyages, avec de la patience. J'ai passé toute la matinée à faire des tours en ville et la moto n'a presque rien consommé.



Sa consommation moyenne de 3,0 litres aux 100 km nous a permis de faire de nombreux trajets sans refaire le plein. Le moteur, un mono cylindrique de 4T refroidi par air, avec une culasse à quatre soupapes et radiateur à huile, produit 15,8 CV et répond beaucoup mieux à partir de 7000 tours, avec un maximum de 9500 tr/min.



La meilleure vitesse, la plus confortable et qui ne fait pas souffrir le moteur, est de 90 km/h. Sur route sinueuses, les pneumatiques (de 110/70 et 140/60) ne m'inspire pas vraiment confiance, car leur gomme est dure est ils mettent du temps à se chauffer. Les freins sont équipés d'un simple disque de 276 mm à étrier à deux pistons et un autre de 220 mm, lui aussi à étrier à deux pistons, qui soutiennent bien l'ensemble. Le freinage est correct, mais pour obtenir une bonne rétention il faudra presser la manette jusqu'au bout. Vous venez de passer le permis moto et vous pensez vous achetez une grande moto ?... La Roadwin est une bonne option.






Eva Martí
Photos: Xavier Pladellorens
Traduit et adapté par Pauline Balluais